Avec Tassis Christoyannis, Nicole Car, Julien Dran, Ante Jerjunica, Pawel Trojak. Müncher Rudfunkorchester, chor des Bayerischen Rundfunks : Mihhail Gerts.
Cd livre Palazzetto Bru Zane coproduction avec BR KLASSIK. www.bru-zane.com durée : 2H15.
Enregistré en janvier 2025, le 46ème volume de la collection luxueuse du Palazzetto Bru-Zane est enfin disponible sur le marché hexagonal. Après Psyché d’Ambroise Thomas ou le Fausto de Louise Bertin, cet enregistrement redonne vie à un drame romantique d’une concision remarquable d’une compositrice oubliée.
On se réjouit que l’opéra de Dortmund présente une version scénique en ce moment dans une distribution différente de chef d’œuvre de l’opéra français du 19ème siècle.
Non Madame Clémence de Grandval n’était pas une amatrice de la musique, elle est une immense compositrice.
Le livre est une d’une grande richesse informative sur le plan musicologique et iconographique grâce au directeur du centre romantique de musique française basée à Venise Alexandre Dratwicki qui contribue à la redécouverte du patrimoine musical et lyrique de 1780 à 1920. Citons les textes de qualités de Étienne Jardin, de Florence Launay, de Marie Humbert et Hélène Cao.
La captation est exemplaire.
Je formule le désir que cette œuvre exhumée enfin soit reprise sur les plus grandes scènes lyriques françaises et internationales.
Cd livre Palazzetto Bru Zane coproduction avec BR KLASSIK. www.bru-zane.com durée : 2H15.
Enregistré en janvier 2025, le 46ème volume de la collection luxueuse du Palazzetto Bru-Zane est enfin disponible sur le marché hexagonal. Après Psyché d’Ambroise Thomas ou le Fausto de Louise Bertin, cet enregistrement redonne vie à un drame romantique d’une concision remarquable d’une compositrice oubliée.
On se réjouit que l’opéra de Dortmund présente une version scénique en ce moment dans une distribution différente de chef d’œuvre de l’opéra français du 19ème siècle.
Non Madame Clémence de Grandval n’était pas une amatrice de la musique, elle est une immense compositrice.
Le livre est une d’une grande richesse informative sur le plan musicologique et iconographique grâce au directeur du centre romantique de musique française basée à Venise Alexandre Dratwicki qui contribue à la redécouverte du patrimoine musical et lyrique de 1780 à 1920. Citons les textes de qualités de Étienne Jardin, de Florence Launay, de Marie Humbert et Hélène Cao.
La captation est exemplaire.
Je formule le désir que cette œuvre exhumée enfin soit reprise sur les plus grandes scènes lyriques françaises et internationales.
Clémence de Grandval (1828-1907) : un mystère …
Clémence de Grandval est l’une des compositrices les plus connues du milieu du 19ème siècle au côté de Marie Jaëll, Augusta Holmès et Cécile Chaminade. Elle naît dans la Sarthe avec le nom de Marie Félicie Clémence de Neizet. Sa mère est une écrivaine prolifique. Son père est baron et officier du Maréchal De Ney. Ses parents sont mélomanes.
De nombreux artistes dont Fiedrich von Flotow fréquentent leur salon. Il devient son professeur. Il est l’auteur d’un des tubes opératiques du 19ème Martha entre autres. On compte aussi parmi ses professeurs en chant la cantatrice Laure Cinti Damoreau et Frédéric Chopin pour le piano.
Il semble qu’enfant Clémence écrivait à l’âge de 10 ans ses propres symphonies et était capable de diriger son propre orchestre. À douze ans Camille Saint-Saëns ne tarissait pas d’éloges sur la vicomtesse de Grandval en tant que chanteuse et pianiste. Elle a deux enfants de son mariage. Elle se perfectionnera plus tard avec le célèbre compositeur Camille Saint Saëns.
Elle laisse une œuvre dense dans tous les domaines : musique sacrée, neuf opéras et une opérette, des concertos, des symphonies, de la musique de chambre, des mélodies, de la musique pour piano. Mazeppa constitue son dernier opéra joué et créé à Bordeaux avant d’être repris à Montpellier puis Dijon. La création obtiendra un triomphe.
Mazeppa est un drame poignant d’une écriture qui retient l’attention par la richesse de l’orchestration et la beauté des mélodies envoûtantes qui demeurent en chaque auditrice ou auditeur. Le travail de Marie Humbert, éditrice musicale du Centre romantique de musique française de restauration du second tableau du deuxième acte et une partie du quatrième acte est remarquable.
Mazeppa est à mes yeux un condensé de l’art lyrique français à l’époque du romantisme se rapprochant de Massenet et Saint-Saëns avec de délicieuses réminiscences proches de Gounod ou Godard. On est plongé dans un torrent émotionnel qui peut conquérir le public du monde entier. Les airs demeurent à jamais dans nos cœurs.
L’histoire relate l‘apothéose et la chute du cosaque Mazeppa, exilé en Ukraine ravagée par la guerre. L’ histoire de Mazeppa a inspiré de nombreux compositeurs dont Franz Liszt et Tchaïkovski.
De nombreux artistes dont Fiedrich von Flotow fréquentent leur salon. Il devient son professeur. Il est l’auteur d’un des tubes opératiques du 19ème Martha entre autres. On compte aussi parmi ses professeurs en chant la cantatrice Laure Cinti Damoreau et Frédéric Chopin pour le piano.
Il semble qu’enfant Clémence écrivait à l’âge de 10 ans ses propres symphonies et était capable de diriger son propre orchestre. À douze ans Camille Saint-Saëns ne tarissait pas d’éloges sur la vicomtesse de Grandval en tant que chanteuse et pianiste. Elle a deux enfants de son mariage. Elle se perfectionnera plus tard avec le célèbre compositeur Camille Saint Saëns.
Elle laisse une œuvre dense dans tous les domaines : musique sacrée, neuf opéras et une opérette, des concertos, des symphonies, de la musique de chambre, des mélodies, de la musique pour piano. Mazeppa constitue son dernier opéra joué et créé à Bordeaux avant d’être repris à Montpellier puis Dijon. La création obtiendra un triomphe.
Mazeppa est un drame poignant d’une écriture qui retient l’attention par la richesse de l’orchestration et la beauté des mélodies envoûtantes qui demeurent en chaque auditrice ou auditeur. Le travail de Marie Humbert, éditrice musicale du Centre romantique de musique française de restauration du second tableau du deuxième acte et une partie du quatrième acte est remarquable.
Mazeppa est à mes yeux un condensé de l’art lyrique français à l’époque du romantisme se rapprochant de Massenet et Saint-Saëns avec de délicieuses réminiscences proches de Gounod ou Godard. On est plongé dans un torrent émotionnel qui peut conquérir le public du monde entier. Les airs demeurent à jamais dans nos cœurs.
L’histoire relate l‘apothéose et la chute du cosaque Mazeppa, exilé en Ukraine ravagée par la guerre. L’ histoire de Mazeppa a inspiré de nombreux compositeurs dont Franz Liszt et Tchaïkovski.
Une distribution d’une grande homogénéité
Réunir une soprano australienne, deux barytons grec et polonais, un ténor français, une basse croate, un chœur et un orchestre allemand sous la direction d’un jeune chef estonien semble être un pari fou pour magnifier un trésor endormi. Le pari est amplement réussi !
Mihhail Gerts est une véritable révélation. Sa direction est précise, passionnée, vivante. Il me fait oublier Ulf Schirmer pour qui j’ai une admiration sans borne. Quel souci du détail. Le Mazeppa de Clémence de Grandval revit et nous emporte. On est captivé de la première note à la dernière note de l’ouvrage. Les musiciens et les choristes bavarois sont extraordinaires.
Dans le rôle-titre, Tassis Christoyannis collaborateur fidèle du Palazzetto Bru-Zane confirme qu’il est l’un des plus grands barytons de sa génération. Quel mélodiste et artiste ! Chaque enregistrement de Tassis Christoyannis constitue une leçon de chant à écouter dans toutes les écoles de chant. Son investissement laisse sans voix. Nicole Car en Matréna possède une voix de soprano lyrique spinto saine . Elle ne démérite pas. Bien au contraire, elle bouleverse. Julien Dran, ténor réputé vient de triompher dans le rôle de Faust de Gounod. Il est un Iskra d’une justesse rare. Il est époustouflant. Ante Jerkunica en Kotchoubey est une basse aux moyens vocaux spectaculaires. Il impressionne. Enfin celles et ceux qui ne connaissent pas l’école polonaise de chant seront agréablement surpris par les qualités indéniables musicales et vocales de Pawel Trojak en L’Archimandrite. La diction française de toute cette distribution subjugue.
Ce Mazeppa est à pleurer de bonheur ! Merci de défendre de tel trésor ! Il reste à redécouvrir l’œuvre de Clémence de Grandval….
On attend désormais avec impatience en avril la résurrection de Dame Kobold de Joseph Joachim Raff en avril chez Naxos.
Serge Alexandre
Ecoutez L’ouverture de Mazeppa de Clémence de Grandval
Mihhail Gerts est une véritable révélation. Sa direction est précise, passionnée, vivante. Il me fait oublier Ulf Schirmer pour qui j’ai une admiration sans borne. Quel souci du détail. Le Mazeppa de Clémence de Grandval revit et nous emporte. On est captivé de la première note à la dernière note de l’ouvrage. Les musiciens et les choristes bavarois sont extraordinaires.
Dans le rôle-titre, Tassis Christoyannis collaborateur fidèle du Palazzetto Bru-Zane confirme qu’il est l’un des plus grands barytons de sa génération. Quel mélodiste et artiste ! Chaque enregistrement de Tassis Christoyannis constitue une leçon de chant à écouter dans toutes les écoles de chant. Son investissement laisse sans voix. Nicole Car en Matréna possède une voix de soprano lyrique spinto saine . Elle ne démérite pas. Bien au contraire, elle bouleverse. Julien Dran, ténor réputé vient de triompher dans le rôle de Faust de Gounod. Il est un Iskra d’une justesse rare. Il est époustouflant. Ante Jerkunica en Kotchoubey est une basse aux moyens vocaux spectaculaires. Il impressionne. Enfin celles et ceux qui ne connaissent pas l’école polonaise de chant seront agréablement surpris par les qualités indéniables musicales et vocales de Pawel Trojak en L’Archimandrite. La diction française de toute cette distribution subjugue.
Ce Mazeppa est à pleurer de bonheur ! Merci de défendre de tel trésor ! Il reste à redécouvrir l’œuvre de Clémence de Grandval….
On attend désormais avec impatience en avril la résurrection de Dame Kobold de Joseph Joachim Raff en avril chez Naxos.
Serge Alexandre
Ecoutez L’ouverture de Mazeppa de Clémence de Grandval